Notre histoire

Un regard libre sur les objets, les matières, les usages et le temps.

 


À l’origine de Printemps Tardif

Printemps Tardif est le nouveau chapitre d’une histoire écrite à deux. Celle d’Arnaud-Pierre et de Didier, dont les regards se sont construits au fil des années, des voyages et des rencontres. Le nom lui-même fait écho à un cinéma qui les inspire, où les objets, les formes, les intérieurs et les gestes racontent parfois autant que les personnages.

Leur parcours commence à Paris, dans l’édition et le graphisme, mais aussi dans l’effervescence d’une vie nocturne et artistique foisonnante et inspirante. Il se poursuit à Reykjavík, où ils vivent près de dix ans, entrecoupés de plusieurs séjours en Asie. Loin du tumulte et des évidences, ces années dans le Grand Nord développent une autre manière d’appréhender le monde et les objets. L’Islande, sa terre en mouvement et ses paysages façonnés par les forces naturelles, nourrit un regard attentif à la matière et à sa transformation. Les voyages en Asie l’enrichissent d’une approche très différente, portée par la richesse des matériaux, la subtilité des décors et la diversité des savoir-faire. De ces influences, parfois contradictoires, se dessine une sensibilité particulière pour les formes, les matières et les objets, qui trouve naturellement un écho dans la céramique et les arts du feu.

De retour en France, les racines retrouvent leur place. La porcelaine de Limoges, familière, parfois oubliée, précieuse par sa finesse, remarquable par sa résistance, est aujourd’hui redécouverte. Elle reprend place aux côtés des céramiques contemporaines, des objets venus d’ailleurs, des verres anciens et des pièces dont la présence intrigue. Printemps Tardif s’attache aux objets situés à la frontière entre art, industrie et artisanat, là où la production rencontre la précision d’un geste, la maîtrise d’un savoir-faire ou la singularité d’une intervention humaine.

Printemps Tardif se construit ainsi entre plusieurs époques, matières et cultures : entre héritage et création, art et industrie, mémoire et usage, ici et ailleurs. Une sélection pensée comme une collection, au fil des découvertes, des affinités et des rencontres.

 


Des objets choisis...

Les plus beaux objets sont souvent ceux qui traversent le temps avec grâce, sachant se faire oublier avant de refaire surface, de révéler leur histoire et de reprendre leur place dans les gestes du quotidien.

Les pièces sélectionnées sont chinées ou proviennent directement des manufactures, qu’il s’agisse d’anciens stocks, de fins de série ou de seconds choix. D’autres sont l’œuvre de créateurs contemporains — céramistes, artistes ou artisans, établis comme émergents. Toutes sont retenues pour la qualité de leur fabrication, leurs lignes et leur capacité à s’intégrer naturellement dans des intérieurs contemporains comme plus classiques, tout en s’inscrivant, au fil du temps, dans les souvenirs de ceux qui les utilisent.

 


... déclinés au présent

Des objets d’origines et d’époques diverses se côtoient, réunis par une même exigence de fabrication et de qualité. Une porcelaine des années 1930 peut ainsi côtoyer un grès contemporain ; un verre gravé des années 1950 trouver naturellement sa place sur une table minimaliste.

Les services incomplets, les éditions confidentielles, les pièces oubliées et les belles fabrications qui échappent aux effets de mode trouvent naturellement leur place dans cette sélection.

Certaines pièces peuvent également évoluer avec les usages. Une soupière peut devenir une coupe à fruits, un crémier se transformer en petit vase. Ce qui compte n’est pas tant leur destination d’origine que l’usage qu’elles trouvent dans le quotidien.

 


Le temps, comme allié

Chez Printemps Tardif, les objets sont choisis pour ce qu’ils sont et ce qu’ils évoquent, au-delà de leur époque ou de leur rareté. Ce qui les réunit est ailleurs : une fabrication soignée, des matériaux de qualité, des lignes justes et le plaisir de les regarder, de les associer autant que de les utiliser.

Choisir un objet déjà en circulation, c’est prolonger son histoire. C’est lui donner une nouvelle place, plutôt que de produire encore. Une manière de privilégier ce qui existe déjà, sans renoncer au plaisir ni à l’élégance.

Les pièces sont sélectionnées dans un état qui permet de les utiliser pleinement. Certaines portent les traces discrètes du temps, sans rien perdre de ce qui fait leur intérêt : la justesse des proportions, la qualité des matériaux et le soin apporté à leur fabrication.

Printemps Tardif défend ainsi des objets que l’on garde, que l’on montre, que l’on utilise et que l’on peut à son tour transmettre. Des objets qui ne cherchent pas à appartenir à une époque, mais à trouver leur place dans la nôtre.